Tournois Back-Hold et Lutte Cornique au FIL 2026
Festival Interceltique de Lorient : Tournoi de back-hold et tournoi de lutte cornique
C’est une semaine intense qui a démarré lundi 3 août à Lorient pour l’équipe de bénévoles du Comité de Gouren du Morbihan qui a en charge, sous la responsabilité de Mickaël Boisson, l’organisation des initiations en coopération avec Kévin Huruguen, permanent fédéral, ainsi que l’organisation des trois tournois.
Tournoi de back-hold du lundi soir
Les cinq départements bretons étaient représentés pour ce 1er rendez-vous incontournable de l’été dans le Morbihan. La pesée a lieu en fin d’après-midi, quand le mercure commence à redescendre à Lorient, et que tous les lutteurs ont réussi à gagner la place Jules Ferry après - pour plusieurs d’entre eux – leur journée de travail.
Les cadets étaient trois, et c’est Yolann Pailler (Skol Pleiber) qui l’emporte devant deux autres minimes surclassés comme lui afin de pouvoir participer au tournoi de back-hold.
Skol Mein Zao en force chez les messieurs
Chez les seniors - 70 kg, c’est la grande expérience de Frédéric Chaney de skol Mein Zao qui fera la différence face au local Florimond Bodolec (skol Senolf) récemment revenu sur le pallenn après un séjour en Australie.
En – 90 kg, la fougue de la jeunesse de Sindbad Guégan (skol Ar Faoued) fera plier Anthony Salaun de skol Pleiber.

Et chez les + 90 kg, les 4 lutteurs présents sont étrangers, c’est Will Musgrave le cornique qui s’imposera dans un style de lutte qui n’est pourtant pas le sien, face à 2 lutteurs de Cumbria, Alfie Speeding et George Younger.


Un tournoi féminin plein de suspense
Les féminines – 62 kg étaient 3 et c’est Maïwen Payet, la prometteuse cadette de skol Kerhor, qui l’emporte.
Le groupe des féminines + 62 kg était le plus fourni, ce qui a donné lieu à un tournoi plein de rebondissements. On se rappellera de l’émotion de la jeune Faouétine Julia Godart dont c’était une des premières participations à une compétition : parfaitement coachée par Sindbad Guégan, elle parviendra à mettre 2 manches à Anaëlle Le Piolet (skol Louergad).
On retiendra aussi les larmes de Caroline Guillou (skol Mein Zao), très émue de l’emporter face à sa coache Pauline Sellin au terme d’un combat incroyable. Propulsée en finale face à Anaëlle Le Piolet, sa détermination ne comblera pas l’écart d’expérience, mais elle a fait trembler la louargataise qui remporte pourtant le tournoi, 3 manches à 2, comme en 2025. Une performance prometteuse qui confirme que Caroline est une lutteuse à surveiller de très près pour la suite.
Parviendra-t-elle à prendre sa revanche et à détrôner la tenante du titre Anaëlle Le Piolet lors du All-Weight à Concarneau lors des internationaux de Back-Hold ? Le rendez-vous est pris : réponse sur le tapis le 20 février !



Tournoi de lutte cornique le mercredi soir
Les Cornouailles britanniques sont le pays celte invité d’honneur du FIL 2026, et à cette occasion une ceinture perpétuelle a été confectionnée par des artisans chevronnés. Ce trophée, qui représente des centaines d’heures d’un travail minutieux, sera remis à la vainqueure du tournoi féminin toutes catégories de lutte cornique.
Un lancer de chapeaux pour démarrer le tournoi !
Si la comptabilité des points en lutte cornique diffère du gouren, ce n’est pas la seule différence ! Les lutteurs portent une « jacket », largement ouverte sur le torse, retenue par des cordelettes. En début de tournoi, selon la tradition cornique, les lutteurs d’une même catégorie lancent leur chapeau sur l’aire de combat, et ce sont les chapeaux les plus proches les uns des autres qui lutteront ensemble. Un arbitre, muni d’une canne (qui lui sert aussi pour annoncer les résultats) ira mesurer les écarts entre les couvre-chefs s’il y a un doute !
Les arbitres sont 3, et chacun dispose d’une feuille du combat ; ils ne communiquent pas entre eux durant le combat qui peut durer 5 mn ou 2 fois 5 mn si la 1ère séquence n’a pas donné de résultat. À l’issue du combat, comme cela se pratiquait encore chez nous du temps de la FALSAB jusque dans les années 80. C’est la table de compétition qui synthétise les feuilles de combats des 3 arbitres et proclame le vainqueur. Si Simon Margetts a pris soin de fournir des explications aux lutteurs présents, il reste cependant pour beaucoup d'entre eux des "zones obscures" dans la compréhension des points, à clarifier lors des prochaines participations !
La ceinture pour Léa Quillien
C’est Léa Quillien (skol Ar Faou) qui aura l’honneur d’être la première à porter la magnifique ceinture, véritable œuvre d’art de cuir et d’argent. Elle remporte également le tournoi des féminines - 65 kg, confirmant ainsi sa parfaite maitrise des différents styles de lutte.

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