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www.gouren.bzh




Historique du gouren

 

Un sport de nobles et de chevaliers

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Croix de Kells

Le gouren est la lutte traditionnelle de Bretagne. Elle a été importée en Armorique par les Bretons de Grande Bretagne au 4ème siècle, lorsqu’ils ont été chassés de leur pays par les tribus nordiques. Le gouren était à ce moment là un sport très prisé, et pratiqué uniquement par les nobles. C’était un jeu pour s’entraîner à l’art guerrier, mais aussi un moyen de montrer son adresse et sa bravoure lors de tournois, ou de gagner le coeur d’une belle demoiselle. La légende veut que de célèbres chevaliers tels que Gauvain, Lancelot ou Perceval soient d’excellents lutteurs. Le roi Arthur lui même aimait affronter ses chevaliers au cours de luttes. Plus tard dans l’histoire, c’est le roi François I qui se mit à la lutte, rencontrant en personne le roi d’Angleterre Henri VIII et lui marquant un magnifique Lamm.

Une démocratisation du gouren

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Promenade après la lutte (1837)

Après avoir été réservé aux nobles, le gouren s’est démocratisé, et devint un sport très populaire dans les campagnes. Les paysans s’entraînaient dans les champs après leur journée de labeur, à même le sol. Le dimanche était l’occasion de rencontrer les lutteurs des communes voisines, et de défendre l’honneur de son village. Les prix étaient très variés, allant d’un mouchoir brodé ou d’un chapeau à un mouton, une somme d’argent, ou même un taureau lors des tournois de Scaër. Les lutteurs conservaient jalousement leurs techniques, et les transmettaient uniquement à leurs fils. Un serment était déjà prêté avant chaque tournoi, très empreint de superstition : les lutteurs devaient jurer de n’avoir fait appel à aucun sortilège pour gagner. Les combats n’avaient pas de durée limitée, la victoire étant obtenue uniquement par Lamm. Certains combats ont paraît-il duré une nuit entière. Ils étaient arbitrés par des anciens lutteurs ou des personnalités importantes du village, et aucune catégorie d’âge ou de poids n’existaient.

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Lutteurs de Fouesnant (1779)

Après la première guerre mondiale, de nouveaux sports tel que le football ou le cyclisme apparurent, et le gouren commença à perdre sa notoriété. Il continua toutefois à être pratiqué, et la valeur des lutteurs bretons resta célèbre. Charles de Gaulle engagea même un lutteur comme garde du corps ! De grands tournois étaient organisés à Paris, et rassemblaient les Bretons émigrés à la capitale. Mais malgré ces coups d’éclat, le gouren tomba peu à peu dans l’oubli.

En 1930, le docteur Charles Cottonnec, porté par l’élan de Coubertin, décida donc de redonner un coup de jeune à ce sport. Il commença par modifier les règles, tout en conservant l’esprit de ce sport. Ainsi il créa des catégories d’âge et de poids, imposa une durée de combat, et instaura des résultats intermédiaires, tel que le Kostin (point) ou le Kein (avantage). Il essaya également de répertorier les techniques existantes, tâche difficile car les lutteurs n’aimaient pas montrer leurs techniques. Une fédération de gouren fut créée.

Un sport moderne

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2 jeunes lutteurs en prise

Après plusieurs scissions et réunifications (BAG et BRUG, puis FALSAB et FALSTAB), la fédération de gouren devient celle que nous connaissons actuellement. Elle compte aujourd’hui un peu plus de 1600 licenciés, elle est associée à la Fédération Française de Lutte, agréée Jeunesse et Sport et Education Nationale, et reconnue par les instances municipales, départementales et régionales. Un Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport (BPJEPS) lutte et disciplines associées option Gouren a été mis en place, des rencontres UNSS sont organisées depuis 2000, et une option Gouren au Bac existe depuis 1998.

Plus d’une dizaine de compétitions en salle, sur tapis, sont organisées chaque année, durant la saison d’hiver (novembre-mai). De nombreux tournois sont organisés l’été en plein air sur sciure.

De nombreux échanges ont lieu avec des lutteurs d’autres pays. Des championnats d’Europe sont organisés chaque année.


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